Tout Ceci Ne Vous Rendra Pas Le Congo
Par Michaël le mercredi 24 septembre 2008, 16:00 - Nucléaire - Lien permanent
C'est fini. L'oral du concours est passé depuis ce matin 9h30. Et pour en finir complètement, voici les oublis majeurs qui me restent en tête après cette épreuve - où j'ai essayé comme Dale Cooper d'aborder en chassant la peur de mon cerveau.
Par tirage au sort, Je suis tombé sur un court entretien de l'historien
Benjamin Stora publié en mai 2008 dans Ouest France qui milite pour l'accès aux
archives privées concernant la Guerre d'Algérie. Celles-ci ne seront ouvertes
aux chercheurs qu'à partir de 2012 d'après ce que j'en lis dans
cet article qui reproduit en filigrane l'entretien. Benjamin Stora
s'inquiète, je cite,contre le danger représenté par Internet qui guette
les jeunes chercheurs qui seront confrontés à une fermeture des archives. Ces
derniers iront chercher leur pitance sur Internet qui est un réservoir à
fantasmes. Des tonnes d'archives aux origines douteuses s'y déversent à flux
tendu
Suite à mon commentaire du texte, il a été question du devoir de mémoire où on n'a demandé si ça n'était pas provocateur de parler de "devoir de mémoire" ; j'ai évoqué le fait qu'il y avait de multiples devoirs de mémoire (et pas seulement la Shoah). Je n'ai plus du tout pensé à la polémique provoqué par la proposition du président français de confier la mémoire d'un enfant mort dans les camps à chaque enfant de CM2. Et je ne voulais surtout pas parler de repentance -trop connoté religieux- alors ça m'a peut-être fait zappé cette actualité qui a tout juste un an. Si mes souvenirs sont bons.
Il a aussi question de la fiabilité des encyclopédies sur le web. En dehors d'Universalis, de Wikipedia et de toute une liste que je découvre, là j'ai oublié de parler de l'encyclopédie hybride Larousse. Erreur ! De même, je n'ai pas vraiment pris la défense de l'encyclopédie collaborative, comme lu récemment dans les premières pages du livre de Francis Pisani et Dominique Piotet "Comment le web changent le monde" où il évoque "l'alchimie des multitudes" que certains nomment la "sagesse des foules" ou "l'intelligence collective".
Pour la liste des collectivités territoriales, en dehors des régions, départements, communes, communautés de communes, communautés d'agglomérations, pourquoi j'ai oublié les communautés urbaines et les syndicats d'agglomération nouvelle? Je me le demande encore. On m'a aussi question sur ce que je ferais si, en tant que directeur d'une bibliothèque, ce que je ferais si le maire de ma commune voulait offrir un livre issu du fonds ancien à un maire d'une commune étrangère. Ma première réaction n'a pas été très positive. Quoi, un livre ancien ? Qui, si ça se trouve, est signalé dans le CCFr ?! J'imagine que la bonne réponse est d'obéir à son 1er employeur... voire, à bien y réfléchir, d'échanger avec un autre livre et d'amorcer un partenariat avec la BM de la commune qui est peut-être bien jumelée. Question-piège comme l'a fait remarquer le jury.
Concernant le règlement intérieur de la bibliothèque, en dehors des tarifs d'inscription -en cas de non-gratuité- et des quotas d'emprunt, ce serait bien ne pas faire figurer les horaires d'ouverture non plus. Et de mettre en avant les missions de la bibliothèque dans le règlement. Voir même de s'inspirer de la Charte Marianne concernant l'accueil des publics . Aïe. Pour un billet lu la veille, ça craint ! De même, je n'ai pas eu l'étincelle pour parler des Ideas Stores en regard des interdictions de manger et de boire dans les bibliothèques...
Enfin, à moins de 30 secondes de la fin de l'entretien, on m'a demandé de parler d'un coup de coeur livre, film ou cd. Après avoir hésité 2 nano-secondes avec "City of Quartz" de Mike Davis, que j'ai mis sur la touche le temps des révisions, j'ai à peine eu le temps de parler de Baloji, chanteur belge qui a écrit un magnifique album autobiographique avec des textes soignés, engagés et une musique envoûtante. Pas même assez pour le recommander.


